Éditorial

Faciliter le retour à l’emploi, sécuriser les parcours professionnels, lutter contre le chômage, tels sont les objectifs de la politique de l’État en matière d’emploi.
Ces dispositifs de soutien et d’aide, souvent mal connus des employeurs, constituent une véritable boîte à outils à leur disposition. C’est tout l’enjeu de ce numéro spécial , réalisé
en collaboration avec la DIECCTE et Pôle Emploi, de vous faire découvrir l’ensemble des outils à votre disposition, en particulier : les contrat uniques d’insertion (CUI) dont la disponibilité
en Martinique en 2011 est supérieure aux années précédentes; les contrats d’accompagnement à l’emploi (CAE DOM) dans le secteur marchand ; le dispositif d’aide à la création d’entreprise NACRE ou encore la validation des acquis de l’expérience (VAE).
L’actualité, c’est également l’apprentissage, voie royale de l’insertion professionnelle : la signature avec la Région d’un contrat d’objectifs et de moyens (COM) 2011-2015 permettra de multiplier par deux le nombre d’apprentis, soit 4000 en 2015.

Laurent PRÉVOST, Préfet de région

Cliquer ici pour la consulter ou la télécharger.

Un internaute anonyme a pris la décision d’acheter le nom de domaine « hollande2012.fr » en 2007 pour le cybersquatter et y publier tout récemment sa demande d’emploi.

hollande2012.fr renvoyait vers ce message :

Voici quelques extraits de ce que l’on peut lire à ce jour sur le site hollande2012.fr :

CHANGEMENT DE PROPRIETAIRE

Eh oui, les meilleures choses ont une fin. Les spotlights de la fête sont éteints. Nous allons bientôt quitter les lieux et rendre le nom de domaine Hollande2012 à son légitime destinataire.
[...]
Il est temps donc, de lutter contre la nostalgie poignante qui m’assaille, et de faire le bilan – quel vilain mot – des retombées de notre petite aventure.
Vous avez noté que nous redirigions les visiteurs de notre (qualifions-le ainsi encore quelque temps) site « hollande2012 », vers l’authentique site de François Hollande, mais aussi vers celui de l’UMP, et vers un obscur blog, perdu dans l’espace sidéral de la blogosphère, « encampagnevers2012 ».
[...]
Il semble que ce soit Baptiste ROYNETTE, webmaitre de l’UMP, qui ait alerté son alter ego Vincent FELTESSE, haut responsable de campagne internet pour le camp des hollandais, d’avoir à regarder du coté de notre site, le vilain petit dénonciateur. Nous saurons désormais que Baptiste ROYNETTE travaille déjà souterrainement à surveiller la grande toile pour le compte des hollandais.
[...]
J’ai rencontré par la suite deux petits énarques presque imberbes, (c’est normal pour l’un d’entre eux, qui était une fille, parité oblige), émissaires de monsieur FELTESSE, et à qui j’ai laissé mon CV verbalement, qu’ils ont pris négligemment, en me disant qu’ils «verraient ce qu’ils peuvent faire », qu’ils « ne sont pas une agence pour l’emploi ».
J’attends donc nuit et jour, à coté de mon téléphone, prenant au sérieux le projet des 300 000 contrats-emplois-formation pour les « djeunes », et en pensant très fort que, de même qu’un voyage de mille lieues commence par un premier pas, le projet socialiste pourrait commencer par un premier emploi trouvé par François à un premier jeune (si on excepte les deux jeunes « énarques » que j’ai rencontrés).

Ah ! quel rêve, me voir remettre par le futur président une offre d’emploi, en même temps qu’une demande d’avoir à lui restituer son nom de domaine, que je lui rendrais sous les vivats de la foule des internautes. Ne vouliez-vous pas faire rêver les français, monsieur François Hollande ?

Monsieur Feltesse précise sur son blog son intention de déposer un référé pour récupérer le nom de domaine.  » (Les) motivations (de cette personne) ont pu être diverses, blague potache ou bien véritable acte de parasitisme mais dans tous les cas, il s’agit d’un abus dans l’utilisation des noms de domaine» dit-il. Ce Buzz contrôlé ou peut être non-contrôlé (même si c’est peut probable, en effet c’est pas tous les jours qu’on appel son site « hollande2012″) a permis à ce jeune inconnu de faire lire son annonce d’emploi dans la France entière. Malgré ce magnifique coup de pub gratuit, ce n’est néanmoins pas sur qu’il trouve d’ici demain un emploi, étant donné que son CV est extrêmement ambiguë. »

Qu’est-ce que le cybersquattage ?
selon wikipédia :
Le cybersquattage, plus couramment désigné par l’anglicisme cybersquatting, est une pratique consistant à enregistrer un nom de domaine correspondant à une marque, avec l’intention de le revendre ensuite à l’ayant droit, ou d’altérer sa visibilité.
Certaines lois locales ou jurisprudences considèrent cela comme une extorsion et/ou du parasitisme.

Vous connaissez sans doute la publicité « au revoir président… » pour le loto ? Il n’y avait qu’un pas pour passer du rêve à la fiction et c’est Joey Quits, un jeune américain qui s’y colle pour démissionner ainsi d’une manière plutôt… bruyante.

Les ebooks de l’emploi

Publié par | 22 octobre 2011 | Guides emploi

Nous mettons à votre disposition une série de livres numériques pour vous aider dans votre recherche d’emploi.

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Comment négocier avec un futur employeur



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Comment sélectionner les entreprises



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L’emploi au féminin

Publié par | 22 octobre 2011 | Actu

Cet ouvrage collaboratif a pour objectif de dresser un état des lieux de l’emploi des femmes : il fait un point détaillé sur l’évolution de la vie professionnelle des femmes, au travers du regard d’experts des questions d’emploi, de journalistes, de professionnel(le)s, de créatrices d’entreprises et d’illustrateurs.

Une croissance marquée par les dispositifs d’exonération spécifiques

Depuis 15 ans, les départements d’Outre-Mer bénéficient de dispositifs spécifiques d’exonérations des cotisations sociales.
L’objectif principal de ces dispositifs est de favoriser l’emploi, via une réduction du coût du travail, dans des contextes économiques marqués par des taux de chômage importants.
D’abord réservées à quelques secteurs d’activité, les exonérations spécifiques ont été très largement étendues par la
Loi d’Orientation pour l’Outre-Mer (Loom) en 2001, et, dans une moindre mesure, par la Loi de programme pour l’Outre-Mer (Lopom) en 2003. Concomitamment, l’emploi déclaré dans les secteurs ciblés s’est fortement accru dans les Dom (+43 % entre 2000 et 2007, contre +12 % dans ces mêmes secteurs en métropole et +6 % dans les entreprises dominennes non éligibles), sans que l’on puisse toutefois isoler dans cette évolution d’éventuels effets de réduction de l’économie
informelle. Cette augmentation a été particulièrement importante en 2001 lors de la mise en oeuvre de la Loom, en raison notamment de l’arrivée de nouveaux employeurs. En outre, le groupe d’entreprises qui a connu la plus forte progression de l’emploi est celui pour lequel la baisse du coût du travail a été la plus importante.

Entre 1997 et 2007 (1), les départements d’Outre-Mer (Dom dans la suite), à savoir la Guadeloupe, la Martinique, la Réunion et la Guyane, ont été parmi les plus dynamiques de France : leur produit intérieur brut a enregistré une augmentation de 35 % en volume, contre 26 % en métropole. Cette croissance est allée de pair avec une forte progression de l’emploi, notamment salarié. Ainsi, selon l’Insee, sur la période 1997-2007, l’emploi total dans l’ensemble des Dom a crû de 20 % (contre 15 % en métropole) et l’emploi salarié de 26 % (contre 16 % en métropole).

Néanmoins, en dépit d’une croissance forte de l’activité et de l’emploi, ces départements sont restés caractérisés par un chômage beaucoup plus important qu’en métropole. Ainsi, au deuxième trimestre 2007, le taux de chômage atteignait 22,7 % en Guadeloupe, 21,2 % en Martinique, 20,6 % en Guyane et 24,2 % à La Réunion alors qu’il s’élèvait à 8,1 % en métropole. Ce niveau élevé de chômage est en partie lié à des caractéristiques structurelles propres à ces départements : une pression démographique importante, un niveau de formation plus faible qu’en métropole, un coût du travail plus élevé que dans les pays géographiquement voisins.

(1) Cette étude est le fruit d’un travail conjoint entre la Dares, l’Acoss et le ministère de l’Outre-mer dans le cadre d’une convention. Voir le rapport [1] pour des éléments de cadrage.

Afin de favoriser le développement économique des Dom, les pouvoirs publics ont mis en oeuvre des dispositifs spécifiques à ces départements. Ainsi, outre les créations massives de contrats aidés, principalement axés sur le secteur non marchand (en 2007, 63 % des entrées en emploi aidé dans les Dom concernaient ce secteur, contre 32 % en France métropolitaine), la politique de l’emploi Outre-Mer s’est particulièrement appuyée sur des dispositifs spécifiques d’exonération de cotisations sociales patronales.

Introduites par la « loi tendant à favoriser l’emploi, l’insertion et les activités économiques dans les départements d’Outre-Mer » du 25 juillet 1994, dite loi Perben, les exonérations de cotisations sociales spécifiques aux Dom ont depuis fait l’objet de trois autres textes législatifs : la loi d’orientation pour l’Outre-Mer (Loom) du 13 décembre 2000, la loi de programme pour l’Outre-Mer (Lopom) du 21 juillet 2003 et la loi pour le développement économique de l’Outre-Mer (Lodéom) du 27 mai 2009, cette dernière étant trop récente pour être intégrée à l’analyse (encadré 1).

Des exonérations spécifiques de moins en moins ciblées

En 1994, la loi Perben crée un dispositif qui exonère 100 % des cotisations patronales de sécurité sociale sur la partie des salaires n’excédant pas le Smic, dans des secteurs d’activité exposés à la concurrence.

La Loom, mise en oeuvre le 1er janvier 2001, apporte trois aménagements substantiels à la loi Perben. Premièrement, la liste des secteurs bénéficiant des exonérations de cotisations est étendue. Deuxièmement, les exonérations sont accordées à l’ensemble des entreprises de moins de 11 salariés, quel que soit le secteur d’activité.
Enfin, l’exonération est désormais appliquée sur la part du salaire inférieure à 1,3 Smic (au lieu du Smic).

Ainsi, depuis 2001, les exonérations spécifiques Dom concernent les établissements appartenant à un secteur d’activité ciblé par la loi, ainsi que l’ensemble des établissements faisant partie d’une entreprise de moins de 11 salariés, quel que soit le secteur.

En juillet 2003, la Lopom étend encore le dispositif d’exonération à de nouveaux secteurs et les entreprises déjà exonérées par la Loom bénéficient désormais d’une exonération totale jusque 1,4 Smic ou 1,5 Smic selon les secteurs.

Plus de 4 entreprises sur 5 bénéficient des exonérations spécifiques aux Dom

Depuis la mise en oeuvre de la Loom en janvier 2001, plus de 4 entreprises sur 5 bénéficient des exonérations spécifiques aux Dom ; en 2007, 86 % des entreprises sont concernées. Elles n’étaient que 15 % en 2000. Le poids financier
de ce dispositif dans le total des exonérations octroyées aux entreprises domiennes a ainsi presque doublé entre 1999 et 2007, passant de 42 % à 82 %. Le montant total des exonérations dans les départements d’Outre-Mer a été multiplié par trois en euros courants entre 1999 et 2007, atteignant près de 1,2 milliard d’euros en 2007 (graphique 1). Cette hausse s’explique pour une grande part par l’extension du champ des exonérations spécifiques et du mécanisme de plus en plus avantageux de celles-ci, mais aussi par l’augmentation de l’assiette salariale générée par la hausse des effectifs et par celle des salaires (notamment du Smic pendant la période de convergence des garanties mensuelles de rémunération octroyées dans le cadre des lois sur les 35 heures).

L’impact des exonérations sur l’emploi : une évaluation difficile

Selon les données de l’Acoss, sur le champ des seuls secteurs concurrentiels (encadré 3), les effectifs salariés ont augmenté de 44 % en
moyenne dans les Dom entre 1997 et 2007 (graphique 2), contre 19 % en métropole. Cet écart de croissance entre Dom et métropole ne se retrouve pas dans tous les secteurs de l’économie. En particulier, la croissance de l’emploi salarié au sein des établissements qui remplissent les conditions d’éligibilité (en vigueur en 2007) aux exonérations spécifiques est beaucoup plus forte dans les Dom qu’en métropole (2) alors qu’elle est comparable pour les établissements non éligibles (graphique 3). Bien qu’il convienne d’être prudent quant aux comparaisons Dom/ métropole compte tenu des différences structurelles caractérisant les deux économies, cette observation suggère que les dispositifs d’exonération de cotisations spécifiques aux Dom ont pu contribuer significativement à l’accroissement des effectifs dans les Dom, via la réduction du coût du travail induite.

L’effet sur l’emploi des exonérations dans les Dom peut en outre être appréhendé par une analyse comparée des établissements selon leur éligibilité ou non aux différents dispositifs d’exonération. En effet, le coût du travail des entreprises domiennes ayant été modifié de manière différenciée au fil des lois, l’évolution de l’emploi a également pu être marquée par des disparités selon les profils d’éligibilité (encadré 2).

Il importe de noter que l’analyse effectuée ici élude la question de l’économie informelle puisqu’elle porte sur les effectifs salariés dénombrés dans le cadre des obligations déclaratives des entreprises (encadré 3). Or, dans la mesure où la baisse du coût du travail réduit l’intérêt du travail au noir, les exonérations de cotisations sociales peuvent contribuer au « blanchiment » de l’économie souterraine. Au total, outre leurs effets positifs attendus sur l’emploi dans le secteur productif, les mesures d’exonérations ont vraisemblablement eu aussi pour effet de transférer une partie de l’activité informelle vers de l’activité déclarée [2].

La Loom a généré une réduction du coût du travail…

Pour un établissement donné, l’ampleur de la modification du coût du travail introduite par la Loom, puis la Lopom, est fonction non seulement de la distribution des salaires versés, mais aussi des dispositifs d’exonération dont il bénéficiait avant le changement de législation.

L’analyse des barèmes d’exonération (graphiques 4) permet de mesurer, pour chaque profil d’éligibilité et pour chaque niveau de salaire, les effets de tel ou tel dispositif sur le coût du travail.

Il apparaît ainsi clairement que la mise en oeuvre de la Loom a généré en 2001 une baisse significative du coût du travail dans tous les établissements concernés, et ce quel que soit le niveau de salaire. Néanmoins, compte tenu des dispositifs applicables avant la réforme, le gain a été beaucoup plus important dans les établissements qui ne bénéficiaient pas de la mesure Perben. En effet, avant 2001, ces derniers se voyaient appliquer le dispositif d’exonération de droit commun – la ristourne Juppé (encadré 1) – nettement moins avantageux que la mesure Perben.

En l’absence de données sur les distributions de salaires, le rapport entre le montant des cotisations exonérées et la masse salariale, communément appelé taux d’exonération apparent, fournit un indicateur du « degré » d’allégement du coût du travail dont bénéficie une entreprise. Ce taux DARES ANALYSES • Janvier 2011 – N° 007 5 d’exonération tient compte de l’ensemble des dispositifs
d’allégements de cotisations, spécifiques ou non. Il convient d’ailleurs de rappeler que les entreprises ont la possibilité de choisir le système d’allégement qui leur est le plus favorable parmi l’ensemble des dispositifs d’exonération dont ils peuvent bénéficier. Par exemple, une entreprise du BTP dont l’exonération Loom est plafonnée à 50 % des cotisations patronales peut avoir intérêt à privilégier le dispositif d’exonération ZFU dès lors qu’elle est située dans une zone franche urbaine.

Le taux d’exonération apparent de tous les groupes d’établissements concernés par la Loom augmente brutalement au moment où cette loi est mise en oeuvre (graphique 5) : en moyenne, entre 2000 et 2001, il s’accroît de 8,2 points, passant de 13,7 % à 21,9 %, contre + 1,1 point pour les établissements non éligibles à la Loom.

Comme attendu au vu de l’analyse des barèmes (graphiques 2), la hausse du taux d’exonération apparent est nettement moins importante dans les établissements déjà éligibles au dispositif Perben (+ 4,6 points) que dans ceux qui n’en bénéficiaient pas (+ 12,4 points, hors entreprises du BTP de plus 10 salariés). Dans les entreprises du BTP de 11 salariés ou plus, secteur pour lequel le système d’exonération est deux fois moins avantageux que celui applicable aux autres secteurs visés par la Loom (encadré 1), le taux d’exonération apparent n’augmente que de 6,8 points entre 2000 et 2001.

La mise en oeuvre de la Lopom a quant à elle été accompagnée, entre 2002 et 2004 (3), d’une hausse de 5,2 points du taux d’exonération apparent moyen dans les établissements éligibles au nouveau dispositif mais non concernés par la Loom (c’est-à-dire les établissements du transport aérien, maritime et fluvial). En outre, les entreprises du BTP employant entre 11 et 50 salariés, qui bénéficient grâce à la Lopom d’un doublement de l’exonération spécifique, enregistrent une augmentation de 7,5 points du taux d’exonération apparent. En comparaison, l’évolution du taux d’exonération apparent est de -3,9 points dans les entreprises du BTP de plus de 50 salariés et de +0,2 point dans les autres entreprises.

Il convient de noter que la baisse du taux d’exonération apparent enregistrée dans les grandes entreprises du BTP s’explique par le niveau exceptionnellement élevé de ce taux en 2002, qui résulte de l’application d’une disposition particulière de la Loom permettant aux entreprises ayant signé un accord de réduction du temps de travail de bénéficier d’une majoration d’exonération de 1 372 euros par an et par salarié. Cette mesure, abrogée par la Lopom, a plus particulièrement profité aux grandes entreprises.

Le relèvement du plafond de salaire (à 1,4 Smic ou à 1,5 Smic) donnant droit à une exonération totale, introduit en 2003 par la Lopom, semble quant à lui avoir eu un effet très modéré sur le coût du travail des entreprises concernées. En effet, entre 2002 et 2004, le taux d’exonération apparent augmente de 1 point dans les établissements passés à 1,5 Smic et diminue de 0,4 point dans ceux passés à 1,4 Smic (4). Les établissements restés à 1,3 Smic connaissent quant à eux une hausse de 0,2 point. Ce constat n’est toutefois pas surprenant puisque cette mesure n’a concerné qu’une partie limitée des effectifs, à savoir les salariés rémunérés au-dessus de 1,3 Smic.

…concomitante à une forte hausse de l’emploi déclaré…

En 2001, année de mise en oeuvre de la Loom, les effectifs salariés des secteurs concurrentiels enregistrent une hausse de 6,9 %. Cette forte augmentation, qui prolonge une période de croissance soutenue de l’emploi (+ 5,0 % par an en moyenne entre 1997 et 2000), se distingue par des disparités marquées selon les groupes d’éligibilité (tableau 1), comparativement aux évolutions plus homogènes observées sur la période 1997-2000. En outre, ces disparités apparaissent particulièrement liées aux évolutions différenciées du taux d’exonération apparent (graphique 6).

Ainsi, en 2001, les entreprises les plus créatrices d’emplois sont aussi celles qui enregistrent les plus fortes baisses du coût du travail, à savoir les entreprises visées par la Loom qui ne bénéficiaient pas du dispositif Perben. En un an, ces entreprises connaissent une hausse moyenne des effectifs salariés de 16,6 %, la plupart des secteurs d’activité enregistrant un taux de croissance supérieur à 12 % (tableau 1). A contrario, les entreprises non éligibles aux exonérations spécifiques connaissent les plus faibles progressions de l’emploi salarié :

+ 1,0 % en moyenne. Dans une position intermédiaire, les entreprises déjà concernées par la loi Perben, et qui de ce fait voient
leur coût du travail diminuer modérément, enregistrent une augmentation de 5,2 % de leurs effectifs.

…avant tout liée à l’arrivée de nouveaux employeurs

Le total des créations nettes d’emploi (variation de l’emploi entre deux années) est la somme des créations d’emploi induites par les créations d’entreprises, des pertes d’emploi provenant des destructions d’entreprises et des créations nettes d’emploi dans les entreprises pérennes d’une année à l’autre.
En 2001, les créations nettes d’emploi augmentent de 30 %, passant de +13 150 à +17 100, soit 3 950 emplois créés supplémentaires (graphique 7). Cette hausse s’explique en grande partie par l’emploi généré par l’arrivée de nouveaux employeurs ainsi que, dans une moindre mesure, par une réduction des disparitions d’entreprises (5). En effet, les créations d’emploi imputables aux entreprises entrantes augmentent de 33 % entre 2000 et 2001 (+ 5 850 emplois) et les baisses d’effectifs dues aux entreprises sortantes diminuent de 16 % (+ 2 200 emplois). Il convient par ailleurs de noter que ce phénomène s’observe dans l’ensemble des groupes éligibles à la Loom, tandis que le groupe des entreprises non éligibles enregistre une diminution de 13 % des créations d’emplois associées aux nouvelles entreprises (graphiques 8).

Les créations nettes d’emploi dans les entreprises déjà actives un an auparavant baissent quant à elles de 45 % (-4 100 emplois) entre 2000 et 2001, en raison d’un très fort repli dans les entreprises non éligibles (-132 %) ou celles qui étaient éligibles au dispositif Perben (-56 %). En revanche, les entreprises pérennes les plus concernées par la baisse des cotisations sociales, à savoir celles éligibles à la Loom mais non visées par la loi Perben, voient leurs créations d’emploi s’accroître de 6 %.

L’accélération des créations d’emploi en 2001 a été suivie d’un réajustement à la baisse en 2002
En 2002, les créations nettes d’emploi enregistrent une chute de 81 % (+3 250 emplois sur un an), ramenant ainsi les créations nettes d’emploi au cours des années 2001-2002 à un niveau annuel moyen (+10 175) légèrement inférieur à celui qui prévalait en 2000, avant la mise en oeuvre de la Loom. L’évolution des créations d’emplois entre 2001 et 2002 est toutefois fortement différenciée selon les groupes d’éligibilité.

Pour les entreprises déjà éligibles à la loi Perben et pour les entreprises du BTP d’au moins 11 salariés, l’année 2002 est marquée par d’importantes destructions d’emploi. Pour les entreprises éligibles à la Loom qui ne bénéficiaient pas de la loi Perben (hors BTP), les créations d’emplois diminuent par rapport à 2001 mais retrouvent en 2002 un niveau très proche de celui de 2000.
Enfin, pour les entreprises non éligibles aux exonérations spécifiques, et donc non directement concernées par la Loom, les créations nettes d’emploi se réduisent également mais dans une proportion moindre.

Il convient d’être prudent quant à l’interprétation de la forte baisse des créations nettes d’emploi de 2002. Ce fléchissement pourrait refléter, au moins en partie, un « réajustement post-Loom » lié notamment aux tensions concurrentielles induites par l’arrivée massive de nouvelles entreprises en 2001. En effet, face à une réduction de leurs parts de marché, certaines entreprises ont pu être amenées à réviser leurs perspectives de développement et ajuster les facteurs de production en conséquence. Toutefois, il importe de rappeler que cette période coïncide avec un ralentissement économique mondial, amorcé fin 2001, qui a probablement contribué à freiner l’emploi domien indépendamment de la Loom.

Des évolutions sectorielles contrastées L’analyse sur plus longue période confirme l’existence de disparités sectorielles importantes en
termes de dynamique de l’emploi qui recouvrent pour partie, mais pas exclusivement, les critères d’éligibilité aux exonérations spécifiques.
En effet, alors que dans le groupe des entreprises non éligibles à la Loom, le taux de croissance annuel moyen de l’emploi s’est nettement replié entre la période 1997-2000 et la période 2002-2007, passant de 5,5 % à 1,5 %, celui des groupes éligibles est resté sur un rythme quasi-stable, passant de 4,6 % à 4,9 %. En outre, au sein des entreprises éligibles, celles qui ont connu les plus fortes accélérations de l’emploi sont celles qui ont été les plus impactées par la baisse du coût du travail, c’est-à-dire les entreprises qui ne bénéficiaient pas du dispositif Perben. L’emploi y a en effet progressé au rythme de 7,4 % entre 1997 et 2007, contre +2,0 % dans les entreprises concernées par la loi Perben.

Néanmoins, la croissance de l’emploi n’a pas été homogène sur l’ensemble des secteurs. Elle a en effet été plus particulièrement dynamique dans les secteurs du commerce, des services aux entreprises, du BTP. En revanche, le tourisme, qui faisait partie des secteurs prioritaires et bénéficiait du barème le plus avantageux, n’a pas connu d’évolution exceptionnelle de ses effectifs.

Il importe de rappeler que malgré son ampleur, la politique d’exonérations de cotisations sociales n’est pas le seul facteur d’évolution de l’emploi. Outre la conjoncture économique, qui affecte à des degrés divers les différents secteurs d’activité, d’autres dispositifs de politique publique ont pu contribuer à la croissance de l’emploi dans les Dom. Par exemple, le secteur du BTP a profité de deux programmes de défiscalisation immobilière (loi Paul en 2001 puis loi Girardin en 2003) ainsi que de la forte commande publique en termes de construction de logements collectifs et de routes.

De plus, le port d’un badge sur les chantiers BTP, rendu obligatoire par la convention collective du 13 mai 2004 [4], a pu conduire à la régularisation d’une partie de l’emploi informel. De même, le secteur associatif a bénéficié des dispositifs de contrats aidés du secteur non marchand, en particulier au début de la décennie (contrats d’accès à l’emploi, contrats emploi-solidarité et contrats emplois consolidés) et à partir de 2006 (contrats d’accompagnement dans l’emploi et contrats d’avenir).

NADIA ALIBAY (Dares puis DéGéOM),
CYRILLE HAGNERÉ (Acoss).

Dans un contexte économique délicat, l’insertion professionnelle des jeunes est très difficile. Sept mois après l’arrêt de leurs études au lycée, un jeune sur deux est à la recherche d’un emploi. Ils ne sont que 16 % à occuper un emploi et 7 % à suivre un stage. Les 23 % restants se déclarent inactifs. La situation des filles vis-à-vis de l’insertion professionnelle n’est guère plus favorable que celle des garçons.

En cinq ans, l’insertion professionnelle des jeunes s’est détériorée.
En effet, en 2005, 24 % des sortants se déclarent en emploi, 53 % cherchent un emploi, 13 % sont inactifs, et 9 % stagiaires. Si la proportion de ceux qui cherchent un emploi avoisine toujours les 50 % en Martinique, cette situation ne concerne qu’un tiers des lycéens au niveau national. Le taux d’emploi diminue nettement depuis 2005 et corrélativement la proportion d’inactifs (sans emploi
et n’en recherchant pas) progresse fortement.

Les raisons principales de l’« inactivité », au 1er février 2010, sont l’attente d’une autre formation (dans 74 % des cas), le souhait d’élever son enfant ou l’attente d’un évènement (10 %) et l’attente qu’un poste se libère dans les deux mois à venir (5 %).

Comparée à 2008, l’insertion professionnelle des jeunes n’évolue pas ; 2009 étant une année atypique avec une nette hausse du taux de chômage.

En 2010, le taux d’emploi n’est que de 16 %, soit un lycéen sur six sortants.

Au niveau national, le taux d’emploi dépasse les 50 % : 54 % en 2005 et de 58 % en 2008. Six contrats sur dix signés par les jeunes en emploi sont des contrats temporaires (CDD, intérim, contrats aidés). Les CDD représentent la majorité des contrats signés (39 %). 27 % des lycéens se sont vus offrir un contrat à durée indéterminée (CDI) à la sortie du système éducatif ; Il s’agit principalement des sortants de BEP (soit 29 % d’entre eux), de BTS (28 %) et de baccalauréat professionnel (28 %). Les contrats de professionnalisation représentent 8 % de l’ensemble des contrats signés. Ils concernent davantage les sortants de baccalauréat professionnel (11 % d’entre eux) et les sortants de BTS (9 %).

Les services aux particuliers, l’enseignement, et la santé sont les secteurs qui recrutent le plus de sortants : ensemble, ces deux branches rassemblent 35 % des embauches. Le secteur des banques et assurances et celui de l’agriculture sont ceux qui engagent le moins de sortants. Par ailleurs, les branches d’activité « services aux particuliers », « enseignement et santé » restent les meilleures pourvoyeuses d’emploi pour les filles tandis que ces dernières sont totalement absentes des secteurs liés à l’agriculture et au « bâtiment gros oeuvre ». Ce dernier secteur est en revanche celui qui emploie le plus de garçons (15 %).

Plus le diplôme est élevé, plus le taux d’emploi augmente. Ce sont les titulaires d’un BTS qui s’insèrent le mieux dans le monde du travail (35 %), devant les diplômés d’un baccalauréat général, technologique ou brevet de technicien (21 %).
Ces derniers s’insèrent mieux que les titulaires d’un baccalauréat professionnel (16 %).

Enfin, les titulaires d’un BEP ou CAP (diplômes de niveauV) trouvent plus facilement un emploi (14 %) que les sortants sans diplôme (6 %). Les non diplômés sont dans 61 % des cas à la recherche d’un emploi.

En 2010, le taux d’emploi des formations du domaine des services est supérieur de 4,7 points à celui des formations du domaine de la production.
Ainsi, pour un niveau de formation équivalent, sauf celui des terminales professionnelles, les sortants des formations relevant du domaine des services s’insèrent mieux que ceux des formations relevant du domaine de la production.

Définitions

Taux d’emploi : Rapport entre les personnes en emploi et l’ensemble des sortants (y compris les inactifs).
Niveau V : Formation de second cycle court professionnel (CAP, BEP, Mention complémentaire de niveau V).
Niveau IV : Formation de type Mention complémentaire de niveau IV, brevet professionnel, brevet de technicien, baccalauréat professionnel, baccalauréat technologique.
Niveau III : Formation en Bac+2, BTS ou DUT.
Niveaux II et I : Formartion de 2nd ou 3ème cycle universiatire, ou diplôme de grande école.

Le taux d’emploi varie fortement selon la spécialité du diplôme préparé. Dans le domaine de la production, les spécialités « énergie climatique », « électricité, électronique », « génie civil » permettent une meilleure insertion, contrairement aux spécialités « bâtiment », « habillement, mode, couture
» où le taux d’emploi des lycéens est très faible.

Dans le domaine des services, le taux d’emploi des jeunes est plus important pour les spécialités « santé », « sanitaires et sociales » et
« comptabilité, gestion ».

Cynthia-Sabine HARAL
Bertrand LAZZARI
Rectorat de Martinique

Au deuxième trimestre 2010, un Martiniquais en âge de travailler sur quatorze est inactif et souhaite travailler. Les femmes de 25 à 49 ans sont particulièrement touchées. Il s’agit souvent de familles monoparentales, avec un ou plusieurs enfants de moins de 6 ans.

La plupart des personnes présentes dans le « halo » se retrouvent dans cette situation parce qu’elles ne recherchent pas d’emploi.
En 2010, 18 700 personnes en âge de travailler sont dans le « halo autour du chômage ». Elles représentent 7,2 % des 15-64 ans. Ces personnes sont sans emploi et souhaitent travailler.

Elles sont classées inactives et non chômeurs au sens du Bureau international du travail (BIT) parce qu’elles ne sont pas disponibles dans les deux semaines et/ou elles ne recherchent pas effectivement un emploi.

Les femmes y sont 11 800, soit le double des hommes. La part du halo dans la population s’élève à 8,3 % pour les femmes, contre 5,8 % pour les hommes. Ce sont les femmes de 25 à 49 ans qui sont les plus exposées : une sur dix est inactive au sens du BIT et souhaite travailler. Les seniors sont peu concernés.

La moitié des personnes dans le « halo » sont peu ou pas diplômées. Elles sont deux fois plus souvent touchées que celles qui sont titulaires d’un diplôme du supérieur. Quel que soit le diplôme, les femmes sont toujours plus exposées que les hommes : une femme sur dix n’ayant aucun diplôme ou étant d’un niveau CAPBEP est dans le « halo », contre un homme sur quatorze ; une femme sur vingt-cinq titulaire d’un diplôme du supérieur est dans cette situation, soit deux fois plus que les hommes.

Les personnes sans permis de conduire sont plus fréquemment dans le « halo » : 11,4 % alors que cette proportion tombe à 6,7 % pour les titulaires d’un permis. Certaines familles sont plus vulnérables que d’autres.

Dans les familles monoparentales, 11,6 % des chefs de ménage sont dans le « halo ». Celles dans lesquelles vivent des enfants de moins de 6 ans sont deux fois plus touchées : 21,8 % des chefs de ménages des familles monoparentales avec enfant(s) de moins de 6 ans sont dans cette situation. En revanche, dans les couples et les ménages d’une seule personne, ce taux est beaucoup plus faible. Par ailleurs, les enfants des familles monoparentales qui ne suivent plus d’études sont également surreprésentées par rapport aux enfants
des couples.

Parmi les personnes dans le « halo », dix-sept sur vingt ne font aucune recherche effective d’emploi.

Une personne sur cinq est un travailleur « découragé » : disponible, il considère que sa recherche d’emploi serait vaine. Différentes raisons sont avancées : conjoncture défavorable, âge trop faible ou trop élevé. La moitié des personnes dans cette situation sont des hommes. Une personne sur dix est un travailleur « empêché ». Il s’agit de personnes disponibles qui ne peuvent travailler en raison de problèmes de santé, de responsabilités familiales ou personnelles.

La majorité des personnes dans cette situation sont des femmes. Une personne sur quatre déclare ne pas avoir effectué de recherche d’emploi parce qu’elle attend les résultats de démarches antérieures (concours, test, entretien, disposition pour s’établir à son compte…).

Enfin, trois personnes sur vingt dans le « halo » recherchent du travail mais ne sont pas disponibles dans les deux semaines. La proportion de femmes dans ce cas est supérieure à celle des hommes.

Xavier PARAIRE

Définitions

Le « halo » autour du chômage : ce sont des personnes qui souhaitent travailler mais sont « classées » comme inactives :
soit parce qu’elles ne sont pas disponibles pour travailler dans les deux semaines ;
soit parce qu’elles n’effectuent pas de démarche de recherche d’emploi.

Taux du « halo » autour du chômage des 15-64 ans est le rapport du nombre d’individus dans le « halo » de 15 à 64
ans sur le nombre total d’individus de la même classe d’âge.

En 2010, une personne en âge de travailler sur vingt déclare avoir exercé une activité informelle au cours des six derniers mois. Pour 7 800 d’entre eux, il s’agit de leur emploi principal.
Les hommes sont plus disposés que les femmes à y recourir. C’est également le cas des 25-49 ans.

Son usage est beaucoup plus manifeste sur quelques secteurs d’activité : services aux particuliers, construction et agriculture.
Avoir une activité principale informelle est une situation transitoire qui ne débouche pas automatiquement sur un emploi stable. Pour la moitié des ménages qui ont recours à l’emploi informel, il n’existe pas d’autre source de revenu d’activité.

Le travail informel est une pratique encore usuelle en Martinique. En 2010, 13 500 personnes ont travaillé sans être déclaré dans les 6 derniers mois, soit 5,2 % de la population des 15-64 ans. Ils sont 1 700 de plus par rapport à l’an passé. La majorité d’entre eux ont exercé une activité informelle dans la semaine de référence :
pour 7 800 personnes, il s’agit de leur activité principale ; pour 900 autres, le travail informel représente un complément d’activité en sus de leur emploi principal, qui lui est en règle.

A côté d’eux, 4 800 personnes n’ont pas travaillé durant la semaine de référence. Pour cette raison, ils sont classés chômeur ou inactif au sens du Bureau international du travail mais ils déclarent avoir eu recours à un emploi occasionnel au cours des six derniers mois.

Ils sont 900 de plus par rapport à 2009. L’emploi informel est plus courant chez les hommes : il concerne 6,1 des hommes de 15 à 64 ans, contre 4,4 % pour les femmes de la même tranche d’âge. Il est également plus présent dans les âges intermédiaires :
6 % des 25-49 ans ont exercé une activité informelle dans les 6 mois, contre 4,6 % des jeunes et 4,2 % des seniors.

L’activité informelle n’est pas réservée à certains diplômés. Le taux d’emploi informel des diplômés et le taux d’emploi informel des peu ou pas diplômés sont très proches. Toutefois, les 25-49 ans peu ou pas diplômés sont plus enclins à pratiquer une activité informelle : pour 1 000 personnes de 25 à 49 ans, ils sont 74 à avoir exercé une activité informelle au cours des six derniers mois.

Les Martiniquais qui déclarent avoir une activité informelle pour emploi principal sont 600 de plus que l’an passé. Ils représentent
6 % de la population en emploi de 15 à 64 ans. Avoir une activité principale informelle est une pratique plus courante chez les non salariés : les aides familiaux non déclarés sont 3 100 et les indépendants non enregistrés sont 2 400. Quant aux salariés, ils sont 2 300.

Ces derniers sont classées dans le domaine informel parce qu’ils travaillent sans fiche de paie et/ou sans contrat de travail.

La pratique de ces emplois diffère selon les secteurs d’activité. Elle se révèle être plus courante dans les services aux particuliers
et dans la construction. Dans ces secteurs, l’emploi informel représente un emploi principal sur dix. Les emplois informels se caractérisent par une prépondérance du temps partiel : la moitié des personnes ayant des emplois principaux informels sont dans ce cas ; sur l’ensemble des personnes en emploi, un sur cinq est à temps partiel. Dans les services aux particuliers, la construction et l’agriculture, la majorité des emplois informels sont à temps partiel. Ce n’est pas le cas dans les autres secteurs d’activité.

Travailler dans l’informel est une occupation transitoire. Les deux tiers des personnes qui occupaient ces emplois ne le sont plus un an après. Mais ce type d’emploi ne débouche pas automatiquement sur un emploi stable, au contraire. Deux personnes sur cinq sont sans emploi un an après. Seul un sur trois a trouvé un emploi stable un an après.

Malgré leur caractère précaire, ces emplois constituent la seule source de revenu d’activité pour la moitié des ménages qui y ont recours. Les personnes ayant eu recours au travail informel sont classées en trois catégories : la première regroupe les personnes ayant occupé un emploi informel la semaine de référence et qui déclarent qu’il s’agit de leur principale activité ; la seconde rassemble ceux qui ont occupé au moins deux emplois la semaine de référence et qui déclarent que leur activité informelle est une activité secondaire ; la troisième s’intéresse aux personnes qui n’ont pas travaillé la semaine de référence, c’est-à-dire les chômeurs et les inactifs, mais qui ont exercé récemment une activité occasionnelle déclarée ou non.

Sont considérés comme travailleurs informels ceux qui sont à leur compte et non immatriculés, les salariés n’ayant pas reçu de fiche de paie, et les aides familiales travaillant plus de 10 heures.

Ces chiffres sont une estimation réalisée à partir d’une enquête déclarative. Ils sont donc sans doute sous estimés.

Annie MOTCH
Xavier PARAIRE

L’emploi salarié marchand progresse légèrement en 2010, porté par l’agriculture. Le commerce et l’industrie résistent. La construction et les services marchands perdent des emplois.

Au troisième trimestre 2010, l’effectif salarié moyen du secteur marchand s’élève à 66 800, soit une augmentation annuelle de 1,3 %.
Cette hausse de l’emploi marchand s’explique principalement par la vigueur de l’emploi intérimaire.
Celui-ci s’accroît de 700 postes en un an. Hors intérim, l’emploi salarié marchand progresse de 0,2 %.

Cette timide progression intervient après la crise sociale de début 2009 et la récession mondiale de 2008 et de 2009. Elle est inégale selon les secteurs d’activité. La construction est en net repli, avec une perte d’effectifs de 400 unités. La construction de logements neufs et de logements sociaux est ralentie par les restrictions budgétaires et les gros chantiers sont rares.

L’augmentation est modérée dans le commerce (1,4 %). L’effectif moyen avoisine les 15 000 personnes. La hausse de la consommation est impulsée pour partie par le dynamisme retrouvé de la plupart des hypermarchés de l’île.

L’industrie emploie en moyenne 8 000 personnes et son effectif moyen progresse de 1 %. L’agroalimentaire est le moteur de cette progression.

Dans l’agriculture, l’emploi salarié progresse de 13 % avec un effectif moyen sur l’année de 4 500 et 500 personnes de plus par rapport au troisième trimestre 2009.

Dans les services marchands hors secteur intérimaire 250 postes sont supprimés en une année . Cette évolution est principalement due aux « autres activités de services » comme les associations, la réparation d’ordinateurs et de biens personnels et domestiques ou les activités de services personnels. Le repli est aussi imputable au recul de l’emploi dans le secteur des activités financières et d’assurance (-4 %), dans celui de l’hôtellerie et la restauration et dans le secteur de l’information et de la communication (-1 % chacun).

Dans les activités juridiques et comptables et celles de locations et locations bail, avec 9 200 personnes en 2010 la croissance des effectifs est de 3 % par rapport à 2009.

Guy MYSTILLE
Xavier PARAIRE

Définitions

EPURE : Extension du projet Urssaf sur les revenus et l’emploi. Le dispositif Epure a pour but de suivre l’évolution
infra-annuelle de l’emploi et de connaître les établissements employeurs de main-d’oeuvre. Epure dans les DOM est
un système d’exploitation trimestriel de deux sources administratives :
- Des bordereaux récapitulatifs de cotisation (BRC) transmis par les établissements employeurs aux unions de recouvrement
des cotisations de sécurité sociale et des allocations familiales (Urssaf) ;
- Des fichiers de paye des agents des trois fonctions publiques, issus du Système d’information sur les agents des services
publics (SIASP).
Effectif moyen est égal à la demi somme des effectifs de fin de trimestre.

Après la forte progression de 2009, le nombre de demandeurs d’emplois augmente bien plus faiblement en 2010. Cette relative accalmie ne profite pas à l’identique à toute la population. L’exclusion des seniors du marché du travail se renforce. La proportion de demandeurs d’emploi de très longue durée augmente. Les reprises d’emploi s’opèrent plus fréquemment sur des durées d’emploi courtes.

Cependant, le nombre de jeunes de moins de 25 ans et de femmes inscrits à Pôle emploi diminue.
Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits en catégorie A augmente de près de 2 % par rapport à fin 2009 et s’établit à 40 732 en données corrigées des variations saisonnières (CVS).

En volume, cela correspond à une augmentation de plus de 800 demandeurs en un an. Seuls les hommes sont affectés par cette hausse
(+ 5,3 %), le nombre de femmes dans cette catégorie est en diminution de 0,2 %. Pourtant, celles-ci restent majoritaires et représentent 58 % des demandeurs d’emploi.

L’évolution croissante du nombre de seniors inscrits reste problématique.
En un an, on compte plus de 8 000 demandeurs d’emploi de 50 ans et plus de catégorie A. Cela correspond à une hausse annuelle de 20 %, soit 1 300 personnes en plus. Ils représentent 20 % de cette population, soit + 3 points sur un an. Les autres tranches d’âge affichent des taux d’évolution à la baisse : – 2,9 % pour les jeunes, et – 1,3 % pour les 25 à 49 ans.
Pôle emploi comptabilise environ 47 300 (données CVS) demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi
(catégories A, B, C), soit une augmentation de plus de 1 270 personnes sur un an. Les publics les plus touchés par cette hausse sont comme pour la catégorie A, les hommes (+ 5,3 %) et les seniors (+ 19,2 %). Contrairement aux constats faits pour les femmes en catégorie A, celles inscrites en catégorie ABC ont enregistré une augmentation annuelle de + 1,1 %.

Le nombre de demandeurs d’emplois inscrits ayant exercé une activité réduite avoisine les 6 800 demandeurs et concerne les catégories B et C. 58 % d’entre eux ont eu une activité réduite dite « longue » (de plus de 78 heures) au cours du mois (cat. C). En un an, ce volume a augmenté de 8,1 % (+ 300 personnes). Par ailleurs, le nombre de demandeurs d’emploi ayant exercé une activité
réduite « courte » est en hausse de 5,2 % sur un an (soit + 140 personnes). Le nombre total de demandeurs d’emploi de longue durée (plus d’un an) de catégorie A, B, C s’élève à 23 460 à fin 2010 (en données CVS). Il est en hausse de 5,4 % par rapport l’année précédente. Un demandeur d’emploi sur deux est inscrit depuis plus d’un an. Ce sont principalement les demandeurs inscrits depuis 2 ans ou plus qui sont à l’origine de cette dégradation du chômage de longue durée. En un an, leur nombre a évolué de + 11,6 %
alors que les inscrits entre 1 et moins de 2 ans sont en diminution de 3,1 %.

Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits depuis moins d’un an progresse de + 0,3 % sur un an. 54 843 entrées sur les listes de Pôle emploi ont été saisies en 2010, tous motifs confondus, soit une hausse de 12 % sur un an (+ 5 860 entrées).
Excepté le motif « autres cas », tous les autres motifs affichent des taux à la baisse sur un an. Les premières entrées et les entrées pour fin de CDD sont les motifs qui sont restés les plus stables sur l’année (- 3 % et – 1 % respectivement).
Parallèlement, 53 628 demandeurs sont sortis du fichier au cours de l’année 2010. Quel que soit le motif de sortie, les volumes ont augmenté en cumul annuel. Le plus souvent, ces sorties correspondent à des défauts d’actualisation, qui cachent souvent une reprise d’emploi (+ 20,1 % sur un an). Les plus fortes évolutions ont été identifiées à travers les sorties des demandeurs d’emploi pour entrée en
stage (+ 73,8 %) ou encore les radiations administratives (+ 36,4 %).

Fin 2010, le nombre de chômeurs indemnisés au titre de l’Assurance chômage s’établit à 15 243 (données brutes). En un an, ce volume est resté relativement stable (+ 0,4 %). Ces résultats s’accordent bien avec la forte diminution des entrées pour licenciements et la stabilité de celles pour fin de CDD.

Toutes allocations confondues, Pôle Emploi indemnise 20 485 personnes. Les femmes constituent la majorité du fichier et leur nombre diminue de 3,5 % en un an. En revanche, le poids des hommes est de plus en plus important (+ 2 points), leur volume évolue de + 2,3 % sur un an.

Du fait des conditions d’attribution de l’Assurance chômage, seuls 7 % des bénéficiaires a moins de 25 ans. Pourtant, leur nombre croît proportionnellement plus que les autres tranches d’âge (+ 6,4 %).
L’effectif des 50 ans et plus se stabilise (0,9 %) et concerne 28 % des indemnisés. 10 380 offres d’emploi ont été enregistrées par Pôle emploi en 2010, soit une baisse de 1 % par rapport à 2009. 60 % de cette collecte d’offres concerne des offres durables (contrat de plus de 6 mois). Seules les offres temporaires enregistrent une évolution positive sur un an (+ 8,6 %), les offres durables et occasionnelles ont diminué de respectivement 3,4 % et 28,5 %. Parallèlement, ce sont près de 8 800 offres d’emploi qui ont été satisfaites au cours de l’année, soit 85 % de la collecte.
Dalila DIB
Pôle emploi

Définition

La demande d’emploi de catégorie A (DEFM A) est l’indicateur le plus proche de la définition du chômage au sens du BIT. En effet, elle recense tous les demandeurs d’emploi qui n’ont pas travaillé dans le mois. En revanche, les catégories B et C prennent en compte des personnes à la recherche d’un emploi, qui ont travaillé au cours du mois d’étude.

La conjoncture s’améliore mais le taux d’emploi des 15-64 ans ne franchit pas la barre des 50 %. Les emplois salariés stables sont moins accessibles que les emplois précaires. Le chômage et le « halo » autour du chômage restent à de hauts niveaux.
La situation des jeunes, particulièrement préoccupante, se dégrade à nouveau. Moins d’un jeune sur dix est en emploi et le nombre de jeunes sans emploi augmente.
A contrario, les seniors en emploi n’ont jamais été aussi nombreux.

Au second trimestre 2010, les Martiniquais de 15 à 64 ans en emploi sont 128 900. Leur taux d’emploi s’élève à 49 %.
L’île reste dans une situation de déficit structurel d’emplois. Les opportunités pour travailler sont nettement inférieures à celles de la France métropolitaine : en 2010, pour 100 personnes de 15 à 64 ans, il manque 15 emplois en Martinique pour être au niveau du taux d’emploi de la France métropolitaine.
L’état du marché du travail de la Martinique s’est légèrement amélioré par rapport à l’an passé : les personnes qui exercent une activité professionnelle sont 2 800 de plus ; le taux d’emploi des 15-64 ans reste stable (+ 0,8 point). Cette situation profite aux femmes. Toutefois l’augmentation des emplois ne concerne que les non salariés, le secteur informel et les formes particulières d’emploi. Le nombre d’emplois salariés stables reste constant. Par ailleurs, les emplois salariés stables sont moins accessibles : en 2010, 2 % des 15-64 ans sont en emploi salarié stable alors qu’ils étaient sans emploi l’an passé ; en 2009, ce taux était de 3 %. En 2010, il est plus aisé de
trouver un emploi précaire qu’un emploi salarié stable. C’était l’inverse en 2008 et 2009. Cette dégradation des conditions d’insertion s’explique par le manque de création d’emplois stables et par la moindre mobilité des personnes qui occupent ce type d’emploi : en 2010, 31 % des 15-64 sont en emploi salarié stable depuis deux ans, après 30,1 % en 2009.
Conséquence directe du déficit structurel d’emplois, le nombre de personnes sans emploi qui souhaitent travailler demeure très élevé en Martinique. En 2010, 34 700 personnes sont chômeurs au sens du Bureau international du travail et les inactifs souhaitant travailler sont 18 800. Ils sont proportionnellement plus nombreux qu’en France métropolitaine : le taux de chômage des 15-64 ans s’élève à 21 %, soit le double de celui de la France métropolitaine ; le taux du « halo autour du chômage » atteint 7 %, soit le triple de celui de la France métropolitaine.
Le supplément d’emplois de 2010 ne se traduit pas par une baisse équivalente du nombre de personnes sans emploi : les chômeurs sont 700 de moins, notamment des hommes ; les inactifs qui souhaitent travailler sont 100 de plus. Le nombre de chômeurs baisse grâce notamment à la diminution des licenciements et des départs volontaires. En 2010, 0,9 % des 15-64 ans au chômage étaient en emploi
salarié stable un an auparavant, soit 0,6 point de moins que l’an passé.

Mais cette baisse des flux d’entrée au chômage est pour partie atténuée par un nombre croissant de personnes au chômage ou dans le « halo » depuis au moins deux ans.
En 2010, 13 % des 15-64 ans sont dans cette situation, soit 0,6 point de plus que l’an passé.
Le nombre de jeunes en emploi stagne à 4 800. Ils représentent 8 % de la population des 15-24 ans. En revanche, les jeunes sans emploi et qui souhaitent travailler sont toujours plus nombreux.
Les chômeurs de 15-24 ans sont 7 900, soit 500 de plus en un an. Le taux de chômage des 15-24 ans atteint 62 % en 2010, après 61 % en 2009. Les jeunes dans le « halo » sont 4 000, soit 500 de plus que l’an passé.
Cet éloignement massif et progressif des jeunes se double d’un vieillissement de la population en emploi. Les 55-64 ans en emploi sont 20 500 en 2010. Ils représentent 16 % de la population des 15-64 ans en emploi.
En 2002, ils en représentaient 11 %. Le taux d’emploi des seniors est de 44 %, loin de l’objectif de Lisbonne de 50 %.

Définitions

Chômeur au sens du BIT : personne en âge de travailler (15 à 64 ans) qui répond simultanément à trois conditions :
- être sans emploi, c’est à dire ne pas avoir travaillé, ne serait-ce qu’une heure, durant une semaine de référence ;
- être disponible pour prendre un emploi dans les 15 jours ;
- avoir cherché activement un emploi dans le mois précédent ou en avoir trouvé un qui commence dans moins de
trois mois.
Les emplois salariés stables : il s’agit des emplois sous contrat à durée indéterminée et des emplois des titulaires de
l’Etat ou des collectivités locales.
Formes particulières d’emploi : il s’agit d’emplois salariés à durée déterminée ou occupés, essentiellement, par les intérimaires,
les apprentis, les stagiaires ou les contrats aidés.
Le « halo autour du chômage » : certaines personnes souhaitent travailler mais sont classées comme inactives, soit
parce qu’elles ne sont pas disponibles rapidement pour travailler (deux semaines), soit parce qu’elles ne recherchent
pas activement un emploi. Ces personnes forment ce qu’on appelle un « halo » autour du chômage.
Le taux d’emploi des 15-64 ans est calculé en rapportant le nombre d’individus de 15 à 64 ans ayant un emploi au
nombre total d’individus de la même classe d’âge.

En 2009, 161 000 Martiniquais sont présents sur le marché du travail. Ils représentent 52% de la population de la population des 15 ans ou plus. Ils sont plus nombreux que l’an passé. Le département compte 2 000 personnes supplémentaires en emploi. Malgré cela,

la Martinique manque toujours d’emplois : sur 100 personnes de 15 ans ou plus, 40 sont en emploi, contre 52 en France métropolitaine. En revanche, la Martinique, confrontée à un chômage structurel élevé, compte 1 400 chômeurs de plus par rapport à l’an passé. Les chômeurs au sens du Bureau international du travail (BIT) sont 36 100, soit un Martiniquais de 15 ans ou plus sur dix. La part du chômage y est trois fois plus importante qu’en France métropolitaine. Par ailleurs, les inactifs souhaitant travailler sont également plus nombreux. En un an, le halo autour du chômage progresse de 2 700 personnes. Le taux d’activité de la population martiniquaise de 15 à 64 ans s’établit à 62%, soit une hausse de 1 point par rapport à l’an passé. Il se situe à 7 points en dessous de celui de la France métropolitaine. La faiblesse du taux d’activité des jeunes martiniquais témoigne de leurs difficultés à se positionner sur le marché du travail : l’écart avec la France métropolitaine s’élève à 12 points. En revanche, pour les 55-64 ans, le taux d’activité martiniquais est supérieur à celui de la
France métropolitaine (1 point). Quant aux femmes, elles sont moins souvent présentes sur le marché du travail que les hommes ; le taux d’activité des femmes est de 60%, contre 65% pour les hommes.

Définitions

Halo autour du chômage : il s’agit des personnes qui souhaitent travailler et qui sont classées comme inactives au sens du BIT, soit parce qu’elles ne sont pas disponibles rapidement pour travailler (deux semaines), soit parce qu’elles ne recherchent pas effectivement un emploi.
Population active (au sens du BIT) regroupe la population active ayant un emploi et les chômeurs.
Population active ayant un emploi (au sens du BIT) comprend les personnes (âgées de 15 ans ou plus) ayant travaillé (ne serait-ce qu’une heure) au cours d’une semaine de référence, qu’elles soient salariées, à leur compte, employeurs ou aides dans l’entreprise ou l’exploitation familiale. Elle comprend aussi les personnes pourvues d’un emploi mais qui en sont temporairement absentes pour un motif tel qu’une maladie (moins d’un an), des congés payés, un congé de maternité, un conflit du travail, une formation, une intempérie,.etc. Les apprentis et les stagiaires rémunérés effectuant un travail font partie de la population active occupée.
Taux d’activité : le taux d’activité est égal au nombre d’actifs (actifs ayant un emploi et chômeurs) rapporté à l’ensemble de la population
correspondante.

En 2009, sur 100 personnes de 15 à 64 ans, 49 sont en emploi. Les femmes le sont moins souvent que les hommes : sur 100 femmes de 15 à 64 ans, elles sont 46 à disposer d’un emploi. Le taux d’emploi des 55-64 ans atteint 41%. La Martinique manque d’emplois. Pour
atteindre les objectifs européens fixés à Lisbonne, il faut créer 21 emplois pour 100 personnes de 15 à 64 ans, dont 14 emplois pour 100 femmes de 15 à 64 ans et 9 emplois pour 100 seniors. Au 31 décembre 2007, la Martinique compte 119 200 emplois salariés. La plupart d’entre eux travaillent dans les services non marchands (42 %) et les services marchands (39 %). Viennent ensuite l’industrie (7 %), la construction (7 %) et l’agriculture (4 %). Par rapport à 2006, l’effectif salarié se contracte de 1%. Cette baisse touche les services non marchands, l’agriculture et l’industrie.

Définitions

Le taux d’emploi des 15 à 64 ans : nombre d’individus de 15 à 64 ans ayant un emploi rapporté au nombre total d’individus de 15 à 64 ans.
Secteur d’activité : un secteur regroupe des entreprises de fabrication, de commerce ou de service qui ont la même activité principale (au regard de la nomenclature d’activité économique considérée). L’activité d’un secteur n’est donc pas tout à fait homogène et comprend des productions ou services secondaires qui relèveraient d’autres items de la nomenclature que celui du secteur considéré. Au contraire, une branche regroupe des unités de production homogènes.
Les estimations d’emploi : elles fournissent des séries d’emploi. Depuis le recensement général de 1999, les indices d’évolution annuelle de l’emploi sont calculés par département et par secteur à partir d’une synthèse de sources administratives. Ces indices d’évolution sont ensuite appliqués aux niveaux d’emploi issus du recensement. L’ensemble des sources utilisées (plus d’une vingtaine au total) permet de couvrir la totalité du champ de l’emploi salarié.

 

Au 31 décembre 2006, l’emploi public s’élève à 34 900 personnes, hors emplois aidés, réparties en trois statuts : 45% dans la fonction publique d’État ; 39% dans la fonction publique territoriale ; 17% dans la fonction publique hospitalière.

Au 31 décembre 2007, les agents de l’État sont au nombre de 14 100. L’Éducation nationale est le premier employeur de l’État. Il emploie 66% de l’effectif des ministères civils. Suivent le Ministère de l’Intérieur et le Ministère de l’Économie et des Finances. A eux trois, ils représentent 85% de l’effectif des ministères civils.

Au 31 décembre 2007, l’effectif des collectivités territoriales se monte à 17 600 agents. La majorité d’entre eux travaillent dans les communes. Enfin, la fonction publique hospitalière compte 6 900 agents. Un emploi sur dix est occupé par les personnels médicaux et
internes.

Définitions

Agent de l’État : ensemble du personnel employé dans les différents ministères (hors Défense nationale) et rémunéré sur le budget de l’Etat.
Fonction publique territoriale : ensemble du personnel employé par les collectivités locales (régions, départements, communes), par les établissements publics locaux dépendant des collectivités locales, et par certains organismes locaux, soit publics à caractères marchands, soit privés à caractère non marchand.
Fonction publique hospitalière : ensemble du personnel médical et non médical appartenant aux établissements d’hospitalisation publics, syndicats interhospitaliers, hospices publics.

Au deuxième trimestre 2009, les chômeurs au sens du Bureau international du travail (BIT) représentent 22% de la population active martiniquaise, soit 0,4 point de plus que l’année précédente. La situation des hommes devient plus difficile : à tous les âges, le taux de
chômage des hommes augmente alors que celui des femmes diminue. Quant aux jeunes martiniquais présents sur le marché du travail, leur insertion professionnelle, déjà très difficile en 2008, se détériore en 2009 : six actifs de 15 à 24 ans sur dix sont au chômage.

Au 31 décembre 2008, le Pôle Emploi Martinique compte 40 900 demandeurs d’emploi inscrits en fin de mois des catégories A, B, C. Il s’agit principalement de femmes. Elles sont souvent inscrites à Pôle Emploi depuis plus longtemps que les hommes : 48% des femmes sont demandeurs d’emploi depuis plus d’un an, contre 42% des hommes. L’inscription des seniors est également plus durable que celle des jeunes : 59% des 50 ans ou plus sont demandeurs d’emploi depuis un an au moins, contre 24% des moins de 25 ans. La plupart des demandeurs d’emplois ont une qualification d’employé. Cette tendance s’exacerbe pour les femmes : neuf demandeuses d’emploi des catégories A, B, C sur dix ont une qualification d’employé.

Définitions

Chômeurs au sens du BIT : en application de la définition internationale adoptée en 1982 par le Bureau international du travail (BIT), un chômeur est une personne en âge de travailler (15 ans ou plus) qui répond simultanément à trois conditions : être
sans emploi, c’est à dire ne pas avoir travaillé, ne serait-ce qu’une heure, durant une semaine de référence ; être disponible pour prendre un emploi dans les 15 jours ; avoir cherché activement un emploi dans le mois précédent ou en avoir trouvé un qui commence dans moins de trois mois.
Le taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT) est la proportion du nombre de chômeurs au sens du BIT dans la population active au sens du BIT. Demandeurs d’emplois en fin de mois des catégories A, B, C : conformément aux recommandations du rapport du Cnis sur la définition d’indicateurs en matière d’emploi, de chômage, de sous-emploi et de précarité de l’emploi (septembre 2008), la Dares et Pôle emploi présentent à des fins d’analyse statistique les données sur les demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en fonction des catégories A, B, C, D, E.
- catégorie A : demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, sans emploi ;
- catégorie B : demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, ayant exercé une activité réduite courte (i.e. de 78 heures ou moins au cours du mois) ;
- catégorie C : demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, ayant exercé une activité réduite longue (i.e. de plus de 78 heures au cours du mois).

Définitions supplémentaires

Contrat d’apprentissage : contrat qui permet aux personnes de 16 à 25 ans de travailler et de suivre un enseignement en alternance conduisant à l’obtention d’un diplôme ou d’un titre à finalité professionnelle.

Contrat de qualification : contrat à durée déterminée concernant l’embauche de jeunes de moins de 26 ans dans le secteur marchand. Suivant le principe de l’alternance entre occupation d’un emploi et formation, il comporte l’acquisition d’un diplôme ou d’un titre reconnu ; il a été remplacé depuis 2004 par le contrat de professionnalisation.

Contrat de professionnalisation : contrat destiné à permettre l’acquisition par les 16-25 ans et demandeurs d’emploi de 26 ans ou plus, d’une qualification professionnelle en relation avec les besoins identifiés par les branches professionnelles, au moyen d’une formation en alternance.

Contrat d’accès à l’emploi : il remplace Outre-mer le contrat de retour à l’emploi et s’adresse aux bénéficiaires du RMI, aux chômeurs de longue durée et aux personnes handicapées. Il concerne les entreprises du secteur marchand, qui se voient octroyer, sous conditions, une aide forfaitaire de l’Etat, une aide à la formation et une exonération de cotisations patronales de sécurité sociale. Le contrat peut être à durée déterminée ou indéterminée.

Contrat d’insertion – revenu minimum d’activité (CI-RMA) : dans le secteur marchand, contrat qui vise à faciliter l’insertion professionnelle des allocataires du RMI, de l’allocation de solidarité spécifique (ASS), de l’allocation de parent isolé (PAI) ou de l’allocation aux adultes handicapés (AAH), qui rencontrent des difficultés particulières d’accès à l’emploi.

Aide aux chômeurs créateurs ou repreneurs d’entreprise (ACCRE) : Ce dispositif vise à faciliter tant la structuration des projets de création ou de reprise d’entreprise que le développement des activités ainsi créées, sous forme individuelle ou en société. L’ACCRE consiste en une exonération de cotisations sociales permettant le maintien, pour une durée déterminée, de certains minima sociaux.

Projet initiative jeune (PIJ) : aide financière à la création ou à la reprise d’entreprise, accordée aux jeunes de 18 à 30 ans qui s’implantent en Martinique.

Contrat d’accompagnement dans l’emploi : dans le secteur non marchand, contrat à durée déterminé destiné à faciliter l’insertion professionnelle des personnes sans emploi rencontrant des difficultés particulières d’accès à l’emploi.

Contrat d’insertion par l’activité : contrat à durée déterminée (3 mois au minimum) s’adressant aux titulaires du revenu minimum d’insertion (RMI) dans les départements d’Outre mer pour exercer une activités d’utilité sociale, pouvant favoriser ainsi leur réinsertion sociale et professionnelle.

Contrat d’avenir : dans le secteur non marchand, contrat à durée déterminé à temps partiel destiné aux allocataires de minima sociaux tels que bénéficiaires du revenu minimum d’insertion (RMI), de l’allocation solidarité spécifique (ASS), de l’allocation parent isolé (API)…

Source : insee, Tableaux économiques régionaux Martinique

Taux de chômage au 2ème trimestre 2011 en Guadeloupe

Taux de chômage au 2ème trimestre 2011 en %
Source : Insee, Enquêtes emploi annuelles DOM.
Guadeloupe
Deuxième trimestre 2004 23,3
Deuxième trimestre 2005 24,3
Deuxième trimestre 2006 25,1
Deuxième trimestre 2007 22,6
Deuxième trimestre 2008 21,8
Deuxième trimestre 2009 22,3
Deuxième trimestre 2010 22,4
Deuxième trimestre 2011 24,1

Demandes d’emploi par sexe et âge en Guadeloupe

Demandes d’emploi par sexe et âge en nombre
Source : Pôle Emploi.
Au 31 décembre 2010
Guadeloupe Guadeloupe/France (en %)
Hommes 21 112 1,4
Moins de 25 ans 3 188 1,1
25 à 49 ans 13 933 1,4
50 ans ou plus 3 991 1,4
Femmes 28 572 2,0
Moins de 25 ans 3 548 1,4
25 à 49 ans 20 371 2,2
50 ans ou plus 4 653 1,9
Total 49 684 1,7
Moins de 25 ans 6 736 1,3
25 à 49 ans 34 304 1,8
50 ans ou plus 8 644 1,6

Demandes d’emploi par qualification en Guadeloupe

Demandes d’emploi par qualification en nombre
Source : Pôle Emploi.
Au 31 décembre 2010
Guadeloupe Guadeloupe/France (en %)
Total 49 684 1,7
Non précisé 624 3,6
Manœuvres 2 019 2,0
Ouvriers spécialisés 2 514 1,1
Ouvriers qualifiés 3 882 1,1
Employés 38 219 2,1
Techniciens 869 0,6
Agents de maîtrise 529 0,7
Ingénieurs et cadres 1 028 0,5

Emploi par secteur d’activité en Guadeloupe

Emploi par secteur d’activité en nombre
Source : Insee, estimations régionales et départementales d’emploi.
Au 31 décembre 2008 (p)
Guadeloupe Guadeloupe / France (en %)
Salariés 101 474 0,4
Agriculture 1 741 0,7
Industrie 7 702 0,2
Construction 4 826 0,3
Tertiaire 87205 0,5
Non salariés 7 727 0,3
Total 109 201 0,4

Emploi par secteur d’activité en Guadeloupe

Emploi par secteur d’activité en nombre
Source : Insee, estimations régionales et départementales d’emploi.
Au 31 décembre 2008 (p)
Guadeloupe Guadeloupe / France (en %)
Salariés 101 474 0,4
Agriculture 1 741 0,7
Industrie 7 702 0,2
Construction 4 826 0,3
Tertiaire 87205 0,5
Non salariés 7 727 0,3
Total 109 201 0,4

Emploi salarié par secteur d’activité en Guadeloupe

Emploi salarié par secteur d’activité en nombre
Champ : France, emploi au lieu de travail.
Source : Insee, estimations d’emploi localisées.
Au 31 décembre 2008 (p)
Guadeloupe Guadeloupe / France (en %)
Agriculture, sylviculture et pêche 1 741 0,7
Industries extractives 171 0,6
Industrie manufacturière 5 896 0,2
Fabrication de denrées alimentaires, de boissons et de produits à base de tabac 2 283 0,4
Fabrication de textiles, industries de l’habillement, industrie du cuir et de la chaussure 86 0,1
Travail du bois, industries du papier et imprimerie 817 0,3
Cokéfaction et raffinage 0 0,0
Industrie chimique 326 0,2
Industrie pharmaceutique 7 0,0
Fabrication de produits en caoutchouc et en plastique ainsi que d’autres produits minéraux non métalliques 449 0,1
Métallurgie et fabrication de produits métalliques à l’exception des machines et des équipements 970 0,2
Fabrication de produits informatiques, électroniques et optiques 139 0,1
Fabrication d’équipements électriques 79 0,1
Fabrication de machines et équipements n.c.a. 103 0,0
Fabrication de matériels de transport 40 0,0
Autres industries manufacturières ; réparation et installation de machines et d’équipements 597 0,2
Production et distribution d’électricité, de gaz, de vapeur et d’air conditionné 723 0,4
Production et distribution d’eau ; assainissement, gestion des déchets et dépollution 912 0,5
Construction 4 826 0,3
Commerce ; réparation d’automobiles et de motocycles 11 482 0,4
Transports et entreposage 4 909 0,4
Hébergement et restauration 3 521 0,4
Information et communication 1 823 0,3
Édition, audiovisuel et diffusion 553 0,3
Télécommunications 925 0,6
Activités informatiques et services d’information 345 0,1
Activités financières et d’assurance 2 720 0,3
Activités immobilières 576 0,2
Activités spécialisées, scientifiques et techniques 2 183 0,2
Activités juridiques, comptables, de gestion, d’architecture, d’ingénierie, de contrôle et d’analyses techniques 1 576 0,2
Recherche-développement scientifique 379 0,2
Autres activités spécialisées, scientifiques et techniques 228 0,1
Activités de services administratifs et de soutien 7 053 0,5
Administration publique 21 526 0,7
Enseignement 10 783 0,6
Santé humaine et action sociale 14 186 0,5
Activités pour la santé humaine 7 808 0,5
Hébergement médico-social et social et action sociale sans hébergement 6 378 0,4
Arts, spectacles et activités récréatives 986 0,4
Autres activités de services 3 937 0,7
Activités des ménages en tant qu’employeurs ; activités indifférenciées des ménages en tant que producteurs de biens et services pour usage propre 1 520 0,3
Activités extra-territoriales 0 0,0

Les métiers de Sage France

Publié par | 20 octobre 2011 | Actu

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